À la faveur de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée chaque 2 novembre, l’Organisation des Journalistes Professionnels de Côte d’Ivoire (OJPCI) a choisi la ville de Dabou pour marquer cette commémoration.
Selon le rapport de l’UNESCO publié le lundi 1er novembre 2026, le taux global d’impunité pour les assassinats de journalistes a augmenté d’un point pour atteindre 86%. Ce taux recouvre les meurtres dont les enquêtes n’ont pas abouti ou sont toujours en cours. Depuis 2012, ce taux n’avait cessé de diminuer, passant de son niveau record de 95% à 85% en 2024.
Lors de cette journée, le président de l’OJPCI, Olivier Yro, a fait l’historique de cette journée instituée par les Nations Unies, tout en invitant chaque acteur à avoir une pensée pour les confrères et consœurs qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur mission. Il a rappelé qu’en Côte d’Ivoire, trois confrères ont été lâchement abattus, dont le corps de l’un d’eux n’a jamais été retrouvé.
En présence de Mme Amani Michèle Lauouet, préfète de la région des Grands Ponts et préfète de Dabou, le président Yro a invité les autorités ivoiriennes à faire toute la lumière sur l’assassinat de ces trois journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions et dont les auteurs n’ont jamais été inquiétés.
Par ailleurs, le président de l’OJPCI a eu une pensée pour le confrère nigérien Moussa Kaka et a souligné que les journalistes continuent d’être tués sur le continent.
Au total, 1 641 journalistes ont été tués dans le monde depuis 2006, date à laquelle l’UNESCO a commencé son suivi. Cela représente en moyenne un décès tous les quatre jours. Pour l’OJPCI, cette célébration à Dabou est un appel fort à mettre fin à l’impunité et à protéger la liberté de la presse.
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