Roger Mbassa Ndine, maire de Douala, lors du conseil budgétaire de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) - 22 octobre 2026
Roger Mbassa Ndine, maire de la Ville de Douala, lors de la 3e session ordinaire du Conseil de communauté de la CUD consacrée au budget, le 22 octobre 2026.
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CUD : le conseil budgétaire à l’épreuve des arbitrages

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Réunis le 22 octobre 2026 pour la troisième session ordinaire du Conseil de communauté, les conseillers de la Communauté urbaine de Douala (CUD) ont examiné les enjeux financiers d’une ville confrontée à la dégradation de sa voirie, aux défis de l’éclairage public et de la gestion des déchets. Le maire Roger Mbassa Ndine annonce l’accélération de certains projets et leur achèvement en 2027.

Des recettes à consolider

La capacité de la CUD à financer ses projets repose largement sur la mobilisation de ses ressources. Selon les éléments présentés par le maire, près de 92 % des recettes budgétaires classiques proviennent des ressources fiscales mobilisées dans le cadre de l’exécution du budget de l’État et reversées par le Trésor public ou le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM).

Cette dépendance rend indispensable le suivi rigoureux de ces transferts, évalués mensuellement au sein de comités spécialisés. La collectivité entend également améliorer le rendement de ses recettes propres, notamment celles issues des permis de construire, des amendes pour constructions irrégulières, des emplacements publicitaires et de l’occupation des parkings.
La réorganisation des services de recouvrement, l’amélioration des procédures et le renforcement des moyens de travail figurent parmi les pistes envisagées. Le recours aux concours bancaires demeure un autre levier de financement, avec la nécessité de préserver la crédibilité financière de la collectivité et de respecter ses échéances.

La voirie et les équipements urbains sous pression

L’examen budgétaire intervient alors que la saison des pluies tarde à s’achever. Les précipitations successives ont fortement dégradé plusieurs axes de la voirie urbaine, compliquant les déplacements et accentuant les besoins de réhabilitation.
À cette urgence s’ajoutent l’intensification des contrôles des constructions non autorisées et la poursuite de l’installation des feux tricolores aux carrefours stratégiques, afin d’améliorer la régulation du trafic et la sécurité routière.
L’éclairage public constitue également une préoccupation majeure. L’amélioration de ce service représente ainsi un enjeu de sécurité, de mobilité et de dynamisme économique.

Déchets ménagers : une accélération annoncée en 2027

La gestion des ordures ménagères figure aussi parmi les défis de la métropole économique. Le maire reconnaît que la mise en place du nouveau système de gestion des déchets tarde à se concrétiser.

« Il s’agit de passer à un autre système de management des déchets. C’est la mise en place de ce système qui tarde à prendre corps. Nous allons l’accélérer en 2027 », affirme Roger Mbassa Ndine.
La concrétisation de cette réforme est attendue pour améliorer la collecte des déchets et garantir la salubrité dans la ville.

Les chantiers en retard attendus en 2027

Interrogé sur les retards de certains projets structurants, le maire évoque les contraintes liées à la saison des pluies et les problèmes fonciers rencontrés sur certains chantiers.
« Certains grands projets traînent à cause de la saison des pluies. Il s’agit notamment de deux grands projets : le projet du tronçon routier Mbanguè-Lendi-Logbessou, dont les travaux vont s’accélérer après les échanges avec l’entreprise adjudicataire, et le projet de la voie sur berge, qui a connu des problèmes fonciers. Je n’ai pas d’inquiétudes : ces projets seront finalisés en 2027 », déclare-t-il.

La voie sur la berge gauche du Wouri figure ainsi parmi les projets dont la reprise est attendue après la résolution des difficultés foncières. Pour le tronçon Mbanguè-Lendi-Logbessou, une accélération des travaux est annoncée à la suite des échanges avec l’entreprise adjudicataire. Ces assurances placent l’année 2027 sous le signe de la relance et de l’achèvement des chantiers concernés. Leur concrétisation dépendra toutefois de la résolution effective des contraintes et de l’avancement des travaux sur le terrain.

Des prévisions aux réalisations

Entre mobilisation des recettes, réhabilitation de la voirie, éclairage public, contrôle des constructions, gestion des déchets et reprise des chantiers, la CUD doit hiérarchiser ses priorités dans un contexte de besoins croissants.

La portée de cet exercice budgétaire de la CUD se mesurera autant à la capacité de la collectivité à mobiliser ses ressources qu’aux améliorations concrètes apportées au quotidien des habitants. Les engagements annoncés pour 2027 constituent désormais une échéance importante pour apprécier les résultats de cette stratégie.

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