Le sacre King Akwa Mbanya au cœur d’un communiqué des 19 gardiens de la tradition du Canton Akwa à Douala. Cette sortie fait suite à des débats tenus sur la place publique sur le lieu-dit Mbanya, site historique du sacre, à l’occasion du sacre de S.M. Louis Din Dika Akwa, prévu le 10 octobre 2026.
Dans ce document de deux pages, les chefs affirment que :
- Mbanya est le site historique : Lieu d’intronisation et de purification des Hauts Dignitaires Sawa et du Cameroun, en bordure du cours d’eau du même nom, dans le village Bonamouang. Les cérémonies rituelles des Monarques Akwa s’y tiennent depuis plusieurs siècles.
- Une diversité de parcelles : Selon les signataires, l’une des parcelles de Mbanya, protégée et inviolable depuis lors, a reçu en décembre 1984 le président Paul Biya lors d’une cérémonie rituelle. Une cérémonie que les chefs qualifient d’unique et d’inégalable par sa dimension spirituelle.
- Le sacre du 10 octobre 2026 : Le rituel du sacre de King Akwa se tiendra sur une autre parcelle dédiée à Mbanya, sans aucun lien avec les parcelles précédemment citées. Elle ne concerne pas, précisent-ils, la parcelle du Fils adoptif des Sawa.
Pourquoi les 19 chefs du Canton Akwa se prononcent sur Mbanya ?
En conséquence, les gardiens de la tradition mettent en garde contre la diffusion de mensonges et de faussetés sur les secrets Sawa, et appellent les populations à la sérénité et à la concorde pour accompagner ce moment d’histoire et de culture du peuple Sawa, prévu le 10 octobre 2026.
Le communiqué est signé par 19 chefs, dont SM Belle Edeen et SM Moungui Ekambi Joseph du village Bonabekombo.
Sacre King Akwa du 10 octobre 2026 : où se tiendra le rituel ?
Au-delà de la querelle de parcelles, ce communiqué rappelle le poids symbolique du Canton Akwa (Bonambela) dans l’histoire Sawa. Le sacre du King Akwa, prévu le 10 octobre 2026 à Douala, est l’une des cérémonies les plus sacrées du peuple de l’eau. Le site de Mbanya, situé à Bonamouang, reste le sanctuaire central où se transmet le pouvoir traditionnel depuis plusieurs générations. Pour les 19 gardiens de la tradition signataires, clarifier ce lieu-dit est essentiel pour préserver l’authenticité du rituel et éviter toute instrumentalisation à l’approche du sacre de Louis Din Dika Akwa.
A lire aussi : Curiosité : quand le Codereli invite des défunts et un célèbre prisonnier à célébrer l’élite Sawa
















Comments