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Gestion des finances publiques : qu’en est-il de l’exécution du budget de l’État au titre de l’exercice 2025 ?

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De la situation de l’exécution budgétaire en 2025 en ressources et en charges comparativement à la loi de finances rectificative, tenant compte de l’équilibre budgétaire et du financement qui en résultent, on retient que, s’agissant de la mobilisation des ressources du budget de l’État, sur une prévision annuelle révisée de 7 669 milliards de FCFA, celle-ci a été de 6 998,6 milliards, soit un taux de réalisation de 91,3%. Comparativement à 2024, elle a subi une augmentation de 901,8 milliards (+14,8%).

Un fait qui se justifie, entre autres, par la forte mobilisation des emprunts qui augmentent de 816,4 milliards de FCFA, accompagnée des effets positifs de la politique d’élargissement de l’assiette fiscale déployée au moyen de plusieurs actions de réformes. En ce qui concerne les recettes internes, elles se situent à 5 008,1 milliards FCFA, réparties en recettes pétrolières (567,2 milliards) et en recettes non pétrolières (4 440,9 milliards). Les dons sont de 152,8 milliards. Les ressources de financement quant à elles, sont de l’ordre de 1 838,0 milliards (emprunts-projets, emprunts-programmes et emprunts sur les marchés des capitaux).

Au sujet de l’exécution des charges du budget de l’État comprenant les dépenses courantes (hors intérêts de la dette), les dépenses en capital ainsi que le service de la dette publique, il est établi qu’en 2025, les charges totales ordonnancées ont atteint le palier de 6 932,6 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 90,4%. Par rapport à l’exercice 2024, elles sont en hausse de 202,3 milliards (3,0%) du fait des dépenses du service de la dette, notamment celle de la dette intérieure.

En ce qui concerne le volet Financement, outre le besoin de financement de 350,2 milliards représentant le déficit budgétaire, le Gouvernement a fait face en 2025 à d’autres charges de financement et de trésorerie constituées de l’amortissement de la dette structurée (706,8 milliards), du remboursement de crédit de TVA (49,0 milliards), des restes à payer Trésor y compris dette non structurée CAA (715,6 milliards) et des sorties nettes au profit des correspondants du Trésor (4,5 milliards) ; l’écart de financement étant de 60,9 milliards.

Pour couvrir ce besoin de financement total de 1 889,9 milliards, l’État a eu recours en 2025 à des financements constitués de 444,8 milliards de prêts projets, 427,9 milliards d’émissions de titres publics, 329,7 milliards d’appuis budgétaires, 359,0 milliards de financement bancaire et 325,5 milliards d’autres emprunts.

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