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MIL’A 2026 / Yves-Arsène Kouakou : « le livre doit être dans la vie de tout le monde »

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Créé en 2017 pour répondre à un manque d’initiatives littéraires accessibles au grand public, le Meeting International du Livre et des Arts Associés [MIL’A] s’inscrit dans une dynamique de proximité avec les populations. « On s’est rendu compte qu’il n’y avait pas assez d’événements capables de se déplacer vers la population. Alors, on a mis en place le MIL’A », explique son commissaire général, Yves-Arsène Kouakou. C’est au cours d’une conférence de presse le vendredi 03 juillet 2026 dans la commune de Port-Bouët.

L’objectif est clair : « rapprocher le livre de la population ». Une ambition qui, au fil des éditions, s’est traduite par une programmation riche et ouverte à tous.

Pour cette 9ᵉ édition, l’événement conserve ses piliers traditionnels avec des panels, conférences et expositions, tout en introduisant une innovation majeure. « Cette année, la grande innovation, c’est qu’à côté d’Abidjan, nous avons l’Allemagne qui accueille le MIL’A, dans un format réduit », précise-t-il.

Pendant trois jours, le public pourra participer à des espaces d’échanges, de réflexion et de formation. « Il y aura aussi des espaces de rencontres, d’échanges, tout au long des trois jours », ajoute le commissaire.

L’événement prévoit également une cérémonie de distinction des acteurs du livre à l’échelle continentale.

Le Gabon est le pays à l’honneur de cette édition, accompagné de plusieurs nations invitées, dont le Burkina Faso, le Canada, la France, le Bénin, le Togo, la Guinée, le Sénégal et le Cameroun.

« Nous avons une quarantaine d’invités internationaux et une vingtaine au niveau national, soit environ 60 invités », indique Yves-Arsène Kouakou. La participation attendue se situe entre 1 000 et 2 000 personnes.

Placée sous le thème « Ressusciter le futur, visualiser le passé », cette édition se veut profondément réflexive. « Nous sommes dans une période d’urgence. Aller de l’avant, c’est aussi se souvenir de ce qui a été fait, respecter la mémoire et prendre ce qui est bon pour avancer », explique-t-il.

Parmi les temps forts figurent les Rencontres Internationales de la Littérature Féminine et des Arts [RELIEF], des ateliers de formation ainsi que plusieurs concours et distinctions.

« Le Prix MIL’A francophone est aujourd’hui l’un des plus prestigieux au niveau continental », souligne le commissaire. Au total, neuf prix seront décernés, incluant le Prix du promoteur littéraire africain et le Prix ACIDA-CDB pour les jeunes.

Côté invités, des figures reconnues de la littérature africaine sont attendues, notamment André Tawatara, désigné auteur à l’honneur, aux côtés d’autres personnalités du monde littéraire.

Au-delà de sa dimension culturelle, le MIL’A 2026 se veut un véritable mouvement citoyen. « Nous voulons inviter toute la population d’Abidjan, notamment celle de Port-Bouët, à venir rejoindre cette grande fête. Le livre doit être dans la vie de tout le monde », lance Yves-Arsène Kouakou.

Il en appelle également au soutien des partenaires : « Nous avons besoin de mécènes et d’appuis pour faire du MIL’A un événement national ». Un appel fort pour faire du livre un pilier du développement culturel en Côte d’Ivoire.

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