Réunis lors d’un point de presse conjoint tenu le dimanche 07 juin 2026 dans la commune de Yopougon, les deux organisations ont appelé à la réactivation urgente du comité de concertation mis en place en 2024. Elles estiment que cet outil de dialogue est essentiel pour prévenir les tensions et mieux encadrer les opérations sur le terrain. Selon les responsables, les récentes interventions menées dans certains espaces commerciaux ont pris de nombreux commerçants de court.
« Beaucoup affirment ne pas avoir été informés en amont, ce qui a entraîné la destruction ou la perte de marchandises et de ressources financières constituées sur plusieurs années », a déclaré Souhalio Karamoko, président du SYCAOPAO.
De son côté, le président de l’UCEAO, Denis Gbougbou, a insisté sur la nécessité de réactiver le comité de coordination instauré en 2024, censé réunir les organisations professionnelles et les autorités afin d’assurer une meilleure planification des actions.
« Si ce comité fonctionne réellement, il permettrait d’informer à temps les commerçants et d’éviter ces situations de désolation », a-t-il expliqué. Les faîtières estiment que les opérations actuelles souffrent d’un déficit de communication entre le District autonome d’Abidjan et les acteurs du terrain. Elles évoquent également des versions contradictoires sur la transmission des informations, certains commerçants affirmant avoir été surpris par des interventions soudaines, tandis que les autorités soutiennent avoir communiqué officiellement.
Les organisations appellent à un recensement structuré des victimes et à la mise en place de mécanismes d’accompagnement adaptés.
Au-delà des tensions, tous s’accordent sur un point : sans un dialogue permanent et inclusif entre l’État, les collectivités et les organisations professionnelles, les pertes économiques risquent de s’aggraver, fragilisant davantage un secteur déjà éprouvé.
















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