« C’est un rêve que j’ai commencé à développer depuis une bonne dizaine d’années », confie Patrick Epape. Habitué des festivals à l’international, il a voulu créer à Douala un rendez-vous capable de drainer du public, d’inspirer la jeunesse et de professionnaliser les filières du cinéma.
Pour lui, le cinéma est un outil puissant pour se reconnecter à la mémoire collective et la transmettre aux jeunes générations avec leurs propres codes et supports. L’ambition est aussi universitaire : rapprocher les sciences humaines et sociales de la pratique professionnelle pour faire émerger une nouvelle forme d’écriture cinématographique accessible.
Le festival mise sur trois pôles de diffusion : l’Institut Français, le cinéma Eden et le Lapin en bas de balai. Cinquante films seront projetés jusqu’à la cérémonie de clôture prévue le 16 mai à 18h au cinéma Eden. Ce soir-là, une cérémonie de remise des récompenses sera organisée.
Patrick Epape reconnaît que le challenge reste grand. L’équipe organisatrice est jeune et réduite, les moyens limités. Il compte sur le soutien de la mairie, des institutions et des autorités pour que l’événement prenne de l’ampleur et profite durablement à la jeunesse. « On fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on a, mais on espère pouvoir enrichir toutes ces pages-là pour qu’elles aient leur sens », résume-t-il.
Coïncidence, la première édition du Diff s’est ouverte le jour de la disparition du cinéaste Bassek Ba Kobhio à 69 ans. A la demande de Patrick Epape, une minute de silence a été observée en la mémoire du fondateur des Écrans Noirs par les participants.
















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