A la salle de conférence du FEICOM, le chantier était pratique : comment faire atterrir l’argent privé sur les projets climatiques municipaux ? Porté par les initiatives Bridge et IMPACT-CAM, l’atelier a rassemblé CTD, FEICOM, Mindevvel et banques commerciales autour de cas concrets. Partage des risques, garanties, regroupement de projets, contraintes législatives, alignement offre/demande.
« Le travail fait par le FEICOM avec l’appui du Mindevvel, tout le bénéfice est pour nous les collectivités », a lancé Gisèle Tsangue, maire de Babadjou (Ouest-Cameroun). Et d’ajouter: « Dans ma commune, les Monts Bamboutos ont été décapés, il n’y a plus d’infiltration, le château d’eau ne joue plus son rôle. Nous sommes heureux d’être dans cette première cuvée de maires formés, et nous espérons recevoir les financements qui suivront. »
De son côté, Philippe Camille Akoa, Directeur général du FEICOM, rappelle que le climat n’est pas qu’une contrainte, « c’est une opportunité. Mais ces financements ne sont pas distribués à la volée , ils répondent à des projets cohérents avec des stratégies et des vulnérabilités locales. ».
Pour Paul Tchawa, Secrétaire général du Mindevvel, « c’est à l’échelle locale que ça s’implémente ; les maires sont en première ligne. Cet atelier vise à les capaciter pour élaborer et suivre des projets éligibles. »
Au fil des échanges, le format participatif a mis à plat attentes et blocages. Une étape qui renforce la capacité des acteurs locaux à structurer des dossiers bancables et à traduire en chantier la finance climat.
















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