Ondoua voulait croquer l’amour avec Endalè. Cette dernière avait des ambitions sombres pour son dragueur. Les faits se déroulent à la Rue de la joie à Bali dans la capitale économique camerounaise.
A la UneSociété

Douala : une jeune fille Sawa tombe dans le piège qu’elle a tendu à un porteur Béti

0

Les faits se déroulent entre 18h30mn et 20h ce vendredi 6 février au lieu-dit « Rue de la joie » à Bali. Ondoua, jeune ressortissant de la région du Sud, voulait passer une soirée bien arrosée accompagnée d’Endalè, une jeune fille Sawa dont il était tombé amoureux et à qui il n’avait cessé de faire une cour assidue dans l’espoir d’obtenir d’elle des faveurs que vous les vieux habitués, pouvez imaginer.

Mais Endalè, consciente de ce qu’elle produisait bien de l’effet sur Ondoua, voulait jouer sur un autre registre: celui de l’escroquerie. Ainsi, à chaque rencontre, quand bien même elle feignait d’être aussi amoureuse, Endalè usait toujours de stratagème pour échapper à Ondoua lorsque celui-ci devenait un peu trop entreprenant.

Mais au regard de l’espoir entretenu, Ondoua se montrait toujours compréhensif sans se soucier surtout des dépenses et autres présents qu’il offrait à sa dulcinée. Le petit jeu d’Endalè avait duré pendant bien longtemps jusqu’au soir où la supercherie fut découverte.

Ce soir, Ondoua, pour entamer son week-end en fanfare, avait naturellement invité Endalè au « lieu habituel ». Sauf que, consciente de ce que les choses pouvaient tourner autrement, Endalè à son tour fit appel à trois de ses copines. S’imaginant qu’en leur présence, Ondoua allait se montrer moins incisif, et elle allait s’échapper une fois de plus « des griffes » d’Ondoua.

Une fois bien installés à la rue de la joie, et à peine avaient-ils commencé à déguster que, une à une, les copine d’Endalè ont fait leur entrée en scène. Et sans gêne, elles se sont installées autour du couple ; conversant uniquement en langue Duala. Par galanterie, Ondoua demanda à ce qu’elles soient servies.

Tournant de l’affaire

Alors que la soirée était déjà bien engagée, Endalè qui était très loin d’imaginer qu’Ondoua comprenait et s’exprimait très bien en langue Duala, lâcha à l’endroit de ses copines : « Na da mo wenguè ». Entendez : « je vais le manger aujourd’hui ». Autrement dit, lui faire dépenser et extirper quelques billets de Cfa et naturellement trouver une astuce pour s’échapper encore. Ondoua, avec un petit sourire en coin, fit l’idiot et continuait à se comporter comme si de rien n’était. A un moment donné, il se leva en direction du comptoir, paya la note après avoir expliqué la situation au serveur. De complicité avec ce dernier, un traquenard fut mis en place. Pendant que Endalè et ses amis continueraient à consommer, Ondoua devait s’éclipser pour quelques temps. Un intervalle de temps au cours duquel le serveur devait venir réclamer le paiement de la note à Endalè qu’il connaissait bien.

Alors que les bières sur la table étaient presque vidées, le serveur se pointa et réclama le paiement. A ce moment, Endalè prenant conscience de ce qu’Ondoua n’était plus là depuis un moment, tenta une explication. Ce que feignit de ne même pas comprendre le serveur qui devenait à la limite menaçant. « Madame, vous ne bougez pas d’ici sans avoir payé la note », dit-il d’un ton ferme. « Mais je suis venu avec mon mec, il va le faire », tenta de se justifier Endalè. « Quel mec ? Ça fait depuis que ce type est parti. Madame donnez-moi mon argent ou je vais vous montrer maintenant ». Pendant l’altercation, les copines d’Endalè avaient profité de disparaitre en douce, laissant leur amie à son triste sort. Endalè, pour éviter encore plus de regards sur elle, se résolu à appeler sa sœur afin qu’elle prenne un peu de son argent gardé à la maison pour la faire sortir de ce pétrin. Ondoua qui observait la scène de loin, se tordait de rire. Il ne revint sur les lieux qu’une fois que le calme sera revenu et qu’Endalè, ayant payé la note, était à son tour partie.
De cette petite mésaventure pour Endalè et cette attitude adoptée par Ondoua, ce sera à chacun de se faire une opinion. Mais faites toujours attention là où vous posez vos pieds.

Éventualité d’un remaniement ministériel : on s’entredéchire dans le Haut-Nkam

Previous article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *