Si le Bureau Exécutif National du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (BEN/SNJC) dit avoir pris acte de la libération provisoire du journaliste Brand Kamga, il révèle toutefois que « cette libération provisoire ne saurait effacer la responsabilité de ceux qui ont ordonné, validé ou cautionné cette détention abusive ». On attend de voir ce qui sera fait et dit le 17 février 2026. L’audience ayant été renvoyée à cette date. Alerte maximale.
Brand Kamga tout souriant après sa mise en liberté provisoire
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Liberté provisoire pour Brand Kamga : le Snjc satisfait, mais toujours inquiet

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Brand Kamga devra comparaitre libre le 17 février prochain. Il a été mis provisoirement en liberté le 3 février 2026 à 11 heures, sur décision du tribunal du palais de justice d’Ekounou à Yaoundé. Ce qui constitue une première victoire pour toute la corporation quand on sait que pour cette « histoire cousue de fil blanc », constituant « une grave dérive judiciaire, en violation flagrante des principes fondamentaux du droit, notamment la présomption d’innocence et le caractère exceptionnel de la détention préventive », il n’aurait jamais dû être incarcéré. On se souvient d’ailleurs que ce syndicat, en plus d’avoir condamné avec la plus grande fermeté cet abus, avait saisi les Ong, les Organisations de défense des droits de l’Homme (Odh) et les Organisations de la société civile (Osc), afin que cette affaire ne soit ni banalisée, ni étouffée, ni traitée comme un simple fait divers judiciaires.

En attendant le 17 février 2026, date retenue pour la prochaine audience, le Snjc, réaffirmant que « la justice ne doit pas être utilisée comme une arme contre les journalistes, ni servir de relais à des règlements de comptes privés ou à des logiques de harcèlement » ou « un outil de musellement de la presse », entend rester en alerte maximale et suivra « pas à pas la suite de la procédure » et surtout n’acceptera « aucune manœuvre visant à prolonger inutilement la persécution judiciaire » de Brand Kamga. Non sans réitérer le fait que la libération provisoire qui lui a été accordée « ne saurait effacer la responsabilité de ceux qui ont ordonné, validé ou cautionné cette détention abusive ».

Affaire à suivre.

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