Selon Brand Kamga, les accusations portées contre lui, notamment une tentative d’enlèvement, sont infondées et résultent d’un malentendu dans le cadre d’une enquête journalistique portant sur la Fédération Camerounaise de Body Building. Le journaliste explique avoir été mis en contact avec son accusatrice pour des raisons professionnelles, dans le cadre d’un reportage commandité par sa hiérarchie. Il précise n’avoir jamais rencontré l’enfant concerné ni fréquenté l’établissement scolaire mentionné dans la procédure.
Le secrétaire général du SNJC, Hilaire Hamekoue souligne plusieurs incohérences majeures dans ce dossier : la présence d’un tiers de nationalité française ayant demandé une enquête jamais réalisée, l’absence de reportage produit ou rémunération perçue, la fuite à l’étranger de l’accusatrice avec des exigences surréalistes, ainsi que ses rétractations successives par crainte de poursuites. Surtout, le ministère public a lui-même reconnu lors de la première audience que « le dossier est vide », sans que la procédure soit pour autant abandonnée.
Face à cette situation, le SNJC interpelle les autorités administratives et judiciaires sur leur responsabilité dans la protection des libertés fondamentales. Le syndicat exige le respect des droits de la défense, un procès équitable, et la libération immédiate de Brand Kamga, ou à défaut des mesures alternatives à la détention, compte tenu de la faiblesse manifeste des charges retenues contre lui.
Le SNJC rappelle que le journalisme d’investigation, même lorsqu’il touche à des sujets sensibles comme la gouvernance des fédérations sportives, ne doit en aucun cas être criminalisé. L’incarcération de Brand Kamga est perçue comme une mesure disproportionnée et dangereuse, susceptible de créer un précédent inquiétant pour tous les professionnels des médias au Cameroun.
Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun appelle également l’opinion nationale et internationale, ainsi que les organisations de défense des droits humains, à suivre de près cette affaire. Il se dit prêt à engager toutes les actions nécessaires syndicales, judiciaires ou internationales pour que justice soit rendue et que cesse l’instrumentalisation de la justice à des fins d’intimidation des journalistes.
Le SNJC lance un avertissement clair : toucher à un journaliste dans l’exercice de son métier, c’est menacer la liberté de tous.












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