Vincent Sosthène Fouda va devoir s’expliquer devant la barre pour des raisons de diffamation conformément à la procédure judiciaire engagée contre lui et adossée sur ses publications sur les réseaux sociaux et mettant en scène le sénateur et homme d’affaires Sylvestre Ngouchinghe, plus connu sous l’appellation « Congelcam » dans une affaire criminelle ayant pris une propension importante sur les réseaux sociaux et même dans certaines communautés.
Il faut dire qu’en date du 12 janvier 2026, la publication de l’homme politique, Vincent Sosthène Fouda, un texte dans lequel il indique qu’il n’y aurait pas de dissociation possible entre le sénateur Sylvestre Ngouchinghe et le meurtre de Marie-Lou Mballa, a suffi pour mettre le feu aux poutres. D’autant plus que pour l’auteur, l’accaparement de terre est devenu le sport favori de certains nantis de la République. Pour le cas d’espèce, il s’agit d’un lotissement de neuf mille mètres carrés de terrain auprès de la tante de la victime. Ce qui aurait engendré une situation conflictuelle, corolaire de la mort de Marie-Lou Mballa.
Dès lors qu’il s’agit de mort d’homme, il faut comprendre que l’affaire est très grave. Ce serait en raison de cette gravité que Sylvestre Ngouchinghe a jugé utile, voire urgent et indispensable de recourir à la justice, partant du fait qu’il qualifie les propos de Vincent Sosthène Fouda « d’allégations mensongères et dénuées de toute preuve de culpabilité ». Bien plus encore, il estime que son honneur a été bafoué sans compter que les accusations d’une telle acuité peuvent engendrer un cycle infernal d’incompréhensions intercommunautaires qui pourrait porter un sérieux coup sur la politique de paix et de vivre-ensemble prônés par la plus haute autorité de l’État.
Dans le cadre procédural, la Gendarmerie nationale a émis une convocation officielle numérotée 00000003 à l’encontre de Vincent Sosthène Fouda. Au moment où nous mettions en ligne cet article, on n’est pas encore fixé si le concerné a répondu à cette convocation le mercredi 21 janvier 2026 à 10 heures dans les bureaux du lieutenant-colonel Gweha Baudouin où il devait être entendu. Mais compte tenu de la mention « en cas de non-présentation, la force publique pourra être requise, conformément à l’article 195 du Code de procédure pénale », on ose croire qu’il n’y aurait pas eu une autre attitude de défiance.
S’il est entendu que nul n’est au-dessus de la loi, il est aussi vrai que l’on attend de la justice davantage de probité. Il est aussi à espérer qu’un pan de voile soit levé relativement à la virulence et aux limites de l’activisme numérique qui, au fil des jours, constitue un réel danger pour la vie dans la société camerounaise.












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