Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dans une nouvelle sortie médiatique, et en rapport avec ce spectacle dégradant qu’offrent la plupart des villes camerounaises et spécifiquement Yaoundé et Douala, où l’insalubrité et le désordre urbain ont fait leur nid, a indiqué que les autorités administratives allaient désormais accompagner les maires de ville et de communes dans la collecte et le ramassage des ordures ménagères. La sortie du ministre de l’Administration territoriale est d’autant plus injonctive qu’elle se situe dans le prolongement de cette instruction du président de la République, chef de l’Etat, Paul Biya, pour un octroi de dotation spéciale à chaque commune d’arrondissement de la ville de Yaoundé pour la lutte contre l’insalubrité.
Comme on aurait pu l’imaginer aisément, il aura été question ce 21 janvier 2026, d’impliquer les autorités administratives dans la lutte contre l’insalubrité urbaine, mettre les méninges en branle pour pouvoir trouver des stratégies qui induirait une belle symbiose entre les autorités administratives, municipales et les sociétés de collecte.
Il est un fait, ce combat ne devrait pas être la seule affaire des autorités. Et le ministre Atanga Nji l’a signifié. « La gestion des ordures est une affaire de tous », a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « Les populations doivent aussi être disciplinées. Les riverains doivent désormais apprendre à effectuer une petite marche de 100 à 500 mètres pour déposer les ordures dans les sites identifiés par les autorités administratives, le maire de la ville et les maires de communes (…) C’est une question de discipline collective (…) Les étrangers et les observateurs ne connaissent pas les détails du fonctionnement de notre administration. Mais quand nos villes sont sales, c’est une responsabilité collective et la honte est collective. »
Paul Atanga Nji comme à son habitude, n’a pas manqué de corser ses propos. Il a annoncé des poursuites judiciaires contre ceux qui ne respecteront pas le lieu de dépôt des ordures indiqué par les autorités. Ce qui devrait se comprendre. Car dans le combat, les populations ont aussi leur part de responsabilité. En ce sens, le Minat a recommandé à la police d’être d’appoint afin de faire respecter. Une vision certes noble. Car la peur du gendarme arrange beaucoup de choses. Sauf que cette responsabilité fait craindre un certain nombre de dérives et de bavures. La police traînant derrière elle cette triste réputation de corps corrompu, risquerait prendre à son compte cette responsabilité, usant d’arnaque et de trafics d’influence de toute sorte. Cela s’est vérifié dans d’autres circonstances. Mais en définitive, il faut prendre la chose du bon côté.












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