Un administrateur civil principal, alors en poste dans le département du Wouri, au moment il lui est revenu de procéder aux installations des exécutifs municipaux, avait l’habitude de leur dire : « vous autres les conseillers municipaux (maires), contrairement à nous qui avons été nommés et qui pouvons être relevés à tout moment, avez beaucoup de chance. Car, vous connaissez votre point de départ et votre point d’arrivée. Travaillez-donc en fonction de cela sachant qu’il vous viendrait à l’idée de solliciter encore les suffrages des citoyens, il vous sera demandé un bilan. Pensez-y tout au long de votre mandature ».
Ce qui se passe actuellement dans le département du Mbam-et-Inoubou, dans la perspective des élections municipales de 2026, est assez illustratif. Le coq n’a pas encore chanté que ça bouillonne déjà au sein des partis politiques qui pourraient s’engager pour les élections législatives et surtout municipales en vue de la gestion de la mairie de Bafia. Et il fallait s’y attendre, les prétendants font déjà feu de tout bois. L’objectif étant de parvenir à « l’éviction » de l’exécutif municipal conduit par Marthe Félicité Zintchem à Bodio. Si en démocratie, et en pareille circonstance, tout prétendant est libre de suivre le canevas qui lui permet d’enrôler le maximum d’électeurs en sa faveur, il reste que pour des raisons de fair-play politique, d’honnêteté morale et mentale et de citoyenneté, l’invective, la désinformation, le mensonge ne sont plus les voies les plus indiquées. Car les électeurs ne sont plus dupes. Le disque ne proposant que le populisme, la critique pour la critique qui cache mal les calculs personnels, ne fait plus courir les foules, surtout en ces temps où la politique de la décentralisation appelant au développement local, est plus que par le passé, d’actualité. Ceux qui voudraient postuler à cette responsabilité, à l’instar de Janvier Bongo, devraient le savoir. Ce sera aux populations d’en décider à travers leur vote.
Entretemps, dans le camp de Marthe Félicité Zintchem à Bodio, maire sortant de la commune de Bafia, la sérénité règne. Étant entendu ici que sans fanfaronnade, on s’appuie sur les réalisations qui corroborent avec le slogan de campagne du candidat du Rdpc à l’élection présidentielle d’octobre dernier, à savoir : « Grandeur et espérance » qui, sur le terrain, se traduisent par de nombreuses réalisations en faveur du bien-être des populations, en plus d’une proximité avec les populations et d’une gouvernance qui affiche bilan visible et quantifiable par tous. Car à Bafia comme dans tout le Mbam-et-Inoubou, les populations peuvent reconnaître ceux qui servent et ceux qui veulent se servir. Comme quoi, les Municipales 2026, que ce soit dans le Mbam et Inoubou ou ailleurs, ne seront pas un concours de déclarations tapageuses. Elles seront un référendum qui s’appuiera sur la profession de foi et davantage sur le bilan. Rendez vous le moment venu.











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