L’annonce officielle a été faite par Séhi Racine Guy, dit Séhi Anihin, commissaire général du festival, lors d’une conférence de presse tenue le samedi 10 janvier 2026 à la Fondation BJKD, à Cocody Riviera 3, à Abidjan. Cette rencontre a rassemblé de nombreux ressortissants de la région, parmi lesquels des chefs coutumiers, des présidents de mutuelles, des artistes tradimodernes, des opérateurs économiques et d’autres acteurs du développement local.
Placée sous le thème « Le binôme café-cacao : quelle politique de qualité de production ? Cas du Guémon », cette édition entend lier culture, citoyenneté et réflexion sur les enjeux agricoles majeurs de la région.
Un festival d’unité et de transmission culturelle
Dans son intervention, le commissaire général a rappelé l’essence du Wêhèdê Festival, qu’il présente comme un cadre de rassemblement de tous les Wêh, au-delà des distinctions traditionnelles. « Le Wêhèdê Festival est un festival de tous les Wêh. Chez nous, il n’y a ni Wobés ni Guérés : nous sommes des Wêh », a-t-il précisé.
Il a mis en lumière la richesse et l’organisation de la tradition Wê, qui, selon lui, éduque, protège et structure la société. Le volet traditionnel du festival valorisera notamment les Glain, symboles d’autorité et de justice, ainsi que les chants, contes et proverbes, véritables outils de transmission des valeurs communautaires. La chefferie traditionnelle, garante de la cohésion sociale, occupe également une place centrale dans cette dynamique.
Rendant hommage aux chefs coutumiers et aux médias, Séhi Racine Guy a insisté sur leur rôle de gardiens de la mémoire et de relais entre les générations, avant de saluer l’engagement des partenaires et sponsors, indispensables à la pérennité de l’événement.
Culture et développement : le café-cacao au cœur des débats
Prenant la parole à son tour, Lynda Davis Bah, présidente du comité d’organisation, a situé les enjeux de cette quatrième édition, qu’elle considère comme un levier de développement durable.
« Nous croyons que la culture, lorsqu’elle est bien pensée, peut devenir un outil de développement, de cohésion sociale et de responsabilité collective », a-t-elle déclaré.
Le thème retenu invite à une réflexion approfondie sur la qualité de la production du café et du cacao, la durabilité de la filière, ainsi que le respect de l’humain, de l’environnement et des droits des femmes et des enfants. Elle a par ailleurs appelé à l’engagement de tous, soulignant que le développement du bien-être collectif repose sur une responsabilité partagée entre l’État, les organisations et les citoyens.
Un programme riche et des objectifs sociaux forts
La 4ᵉ édition du Wêhèdê Festival proposera un programme varié comprenant ateliers, conférences-débats, stands d’exposition, expositions artistiques, concerts, danses de masques, nuit des contes, ainsi que des circuits touristiques vers les cascades, la forêt sacrée aux singes et le mont Tonkpi. Des visites de plantations de café-cacao, des concours de beauté et culinaires, des animations éducatives, un match de gala et une tombola viendront compléter ces activités.
Au-delà de la célébration culturelle, le festival vise des retombées concrètes, notamment la réhabilitation de l’école primaire et l’autonomisation des femmes des localités de Guinglo, Guézon et Gbéan.
À cet effet, un appel solennel est lancé aux autorités, institutions, partenaires et bonnes volontés pour un appui financier, technique et matériel, afin d’assurer la réussite totale de cet événement qui se veut à la fois festif, éducatif et porteur de développement local.












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