Cette rencontre fait suite à une pétition adressée au chef du gouvernement en juin 2025, dans laquelle les éleveurs sollicitaient le déblocage effectif des indemnisations prévues à la suite de l’abattage sanitaire massif de leurs cheptels, intervenu un an auparavant. Selon les intéressés, l’absence persistante de compensation financière compromet durablement la relance de leurs activités.
Dans leur message de rappel, les éleveurs réaffirment leur disponibilité à contribuer à la politique nationale de souveraineté alimentaire, conformément aux orientations des autorités publiques. Ils estiment toutefois que la concrétisation de cet engagement demeure conditionnée à l’appui financier de l’État, indispensable à la reprise des exploitations dans des conditions économiquement viables et conformes aux exigences sanitaires.
La pétition visait principalement à solliciter l’intervention du Premier ministre auprès du ministre de l’Économie et des Finances ainsi que du ministre des Ressources animales et halieutiques, en vue d’accélérer le processus de déblocage des indemnisations attendues. Une copie dudit document avait été déposée à la sous-préfecture de Songon, traduisant la volonté des éleveurs de s’inscrire dans une démarche républicaine, institutionnelle et pacifique.
Plusieurs publications parues entre juin et août 2025 font état des difficultés économiques et sociales rencontrées par les éleveurs de Songon, qui réaffirment néanmoins leur attachement à l’élevage porcin, activité génératrice de revenus pour de nombreux ménages de la localité. Ils soutiennent qu’en l’absence d’indemnisation, toute reprise effective des activités demeure compromise.
Pour sa part, le ministère des Ressources animales et halieutiques a rappelé les conditions préalables à la reprise des activités, notamment la déclaration officielle des exploitations, la signature d’une charte de biosécurité, la désinfection des sites et le respect d’un vide sanitaire. Des exigences auxquelles les éleveurs déclarent être disposés à se conformer, sous réserve de la mise à disposition des indemnisations annoncées.
Par cette nouvelle saisine, les éleveurs de porcs de Songon expriment l’espoir d’une prise en compte diligente de leur situation par les autorités compétentes et d’une réponse favorable au courant du mois de janvier 2026. Ils ont, par ailleurs, adressé leurs vœux de nouvel an aux autorités administratives et à l’ensemble de la population ivoirienne.











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