Sous une atmosphère chaleureuse et conviviale, ce 28 novembre, à l’Institut français de Douala, Armelle Touko, directrice des Éditions Adingra ; Kouam Tawa, auteur dramatique et poète ; Elisabeth Daldoul, fondatrice des Éditions Elyza à Tunis, et Joël Assoko, écrivain-journaliste, constituent le panel d’échange à l’occasion de la Semaine de la littérature francophone (SDLF).
Pour ces professionnels, l’arrivée du numérique a totalement bouleversé le monde et certains jeunes qui passent leurs journées à scroller plutôt qu’à s’intéresser à la lecture et au développement intellectuel.
Pour l’éditrice Armelle Touko, « cette semaine de la littérature francophone est intéressante en ceci qu’elle permet de faciliter la rencontre entre professionnels, d’échanger, d’aller vers le public et vers la jeunesse afin de pouvoir semer quelque chose de positif en eux. Mais il est important de faire que le public rencontre le livre, c’est à dire de multiplier les moyens d’accessibilité du livre. Le prix, la disponibilité physique ou encore la communication sur ce que nous produisons à travers les réseaux sociaux, à travers des médias qui parlent aux jeunes notamment Tiktok, Facebook et X ».
Au quotidien, de nombreux éditeurs font face à une véritable concurrence : l’intelligence artificielle. À cause de cette avancée technologique, les jeunes accordent moins d’importance à l’écriture et à la lecture, « une paresse qui est également observée chez certains auteurs qui se servent de l’IA dans leur rédaction », s’indignent les éditeurs.
Face à cette problématique, il en ressort que le numérique donne également une alternative, une solution à la distribution du livre. « Le numérique est un moyen qui permet de donner une seconde vie aux livres papier tout en apportant un plus au niveau de la diffusion et de l’obtention des gains », rappelle Kouam Tawa, auteur dramatique et poète.












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